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Le 12 juin 2017
L'ICEFALL OU CASCADE DE GLACE

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L'ICEFALL OU CASCADE DE GLACE

 

L’Ice Fall

C'est à partir de l'Ice Fall que les choses sérieuses commencent pour les alpinistes candidats à l'Everest. Egalement pour les Sherpas qui vont devoir traverser cette partie tourmentée du glacier à plusieurs reprises en transportant de lourdes charges vers les camps supérieurs.

 

Entrer dans l'Ice Fall la première fois présente un cote magique. Lorsque l'on quitte le Camp de base a 5300 m, nous commençons par cheminer a travers un labyrinthe de pénitents de 3 à 5 m de hauteur.

Au bout d'une demi-heure de marche à la lueur des lampes frontales, nous chaussons les crampons et vers 5400 m, commençons l'ascension à travers l'Ice Fall. Celle-ci nous conduit au Camp 1 à 6000 m puis au Camp 2 à 6500 m.

 

Il est couramment dit que cette partie du glacier avance de 1 m/ 24 h. Ceci crée une instabilité dangereuse, un cheminement compliqué à travers les séracs et les crevasses.

Imaginez une explosion de glaçons dans votre freezer ! Ainsi, les alpinistes doivent entreprendre l'Ice Fall la nuit a partit de 1 h le matin, lorsque les rayons du soleil ne fragilisent pas davantage la cohésion du glacier.

 

Rejoindre le Camp 2 prend environ 6 h 30 pour  8.5 km et 1300 m D+. Les alpinistes se suivent à la queue leu-leu, tels des fourmis se frayant une chemin à travers un choux fleur !

 

Dans l'Ice Fall, hormis le crissement des crampons, il n'y a pas de bruit. Chaque alpiniste est concentré. Personne ne parle mais tout le monde tousse et beaucoup crachent !

L'attention est portée sur le rythme : être trop lent ne permet pas de franchir sereinement les obstacles. Etre trop rapide entraine l'asphyxie immédiatement.

 

L'itinéraire est ouvert et sécurisé par des "Ice Fall Doctors" : chaque matin, à partir de 6 h, ils vérifient, révisent, modifient l'accès. Ces 6 Sherpas sont des employés du SPCC et chargés de poser des échelles et des cordes fixes permettant de franchir les obstacles.

La première fois, cet itinéraire présente  un caractère réellement ludique, telle une Via Ferratta. Ensuite, les efforts en altitude ainsi que le poids du sac viennent tempérer cette appréciation. Au total, ce sont des km de cordes fixes et 23 échelles qui sont installées par les Doctors et empruntés chaque jours par des centaines d'alpinistes.

 

Le cheminement est tortueux, irrégulier, cassant pour contourner les crevasses et les séracs qui barrent le passage. Les pauses sont interdites afin de sortir le plus vite possible de cette zone exposée aux chutes de séracs.

 

Au bout de 2 à 3 h d'effort, l'esprit continuellement focalise sur la pose des crampons et le rythme, commence à divaguer. Les premières lueurs du soleil laissent entrevoir des formes telles des tours ou même des statues posées sur des socles instables. Elles sont souvent habillées de stalactites qui leur donnent un aspect félin et menaçant. Apres le côté ludique apparait  alors le côté "épouvantail" nous rappelant de ne pas traîner dans cet endroit hostile.

 

Les passages difficiles et techniques sont balises d'une pancarte SPCC comportant un numéro. Ils sont au nombre de 4 ou 5 et identifient souvent des franchissements de crevasses ou escalade de séracs à l'aide de 2, 3, voire 4 échelles instables assemblées entre elles a l’aide de cordes et fixées avec des pieux a neige. Les nombreux passages des alpinistes dégradent très rapidement ces installations précaires.

 

Lors de ma première montée dans l'Ice Fall, nous avons été contraints de redescendre au bout de 1 h 30 car un Sherpa a été accidenté par un bloc de sérac s'étant décroché et l'avait blessé au visage et fracturé le bras droit. Il faut préciser que le port du casque n'est pas optionnel mais obligatoire. Malheureusement,  la quasi-totalité des Sherpas n'en portent pas.

 

Lors de ma seconde descente, nous avons été bloqués 2 h car un sérac sur lequel, nous avions cheminé à l'aller venait de s'éventrer.

Au cours de ma troisième descente, je remarquais un passage recouvert de glaçons bleus, géants et  instables sur lequel nous parvenions difficilement à poser les pieds.

 

Vers 5800 m, le soleil rayonne et éclaire le sommet du Pumori. Le spectacle est éblouissant. L'Ice Fall est moins hostile. Le relief se tasse, est moins accidenté et laisse apparaître des crevasses géantes qu'il faut traverser en descendant sur les ponts de neige.

 

A 6 000 m est installé le Camp 1 sur un plateau accueillant et ensoleillé au pied du Nuptse.

 

A 6 300 m, 2 h plus tard, nous approchons du Camp2 et pouvons retirer nos crampons. Une pente douce nous amène enfin au Camp 2, installe sur les rochers en bordure du glacier.

C'est là que les expéditions y installent un Camp de Base Avance, afin que leurs clients réduisent au maximum les traversées d'Ice Fall.

Toutefois, dans mon cas, j'ai dû parcourir 4 AR au total pendant la période d'acclimatation plus 1 AR pour rejoindre le col sud.

 

Cette Ice Fall est redoutée par les alpinistes et par les Sherpas. Rappelons qu'en Avril 2014, une avalanche de s2racs avait caus2 la mort de 16 Sherpas. Les expéditions organisent d2sormais des phases d'acclimatation sur des sommets proches tels l'Island Peak ou le Lobuche. Parfois, elles expédient du matériel directement au Camp 2 par hélicoptère. Et même, certains alpinistes n'hésitent pas à demander un rapatriement sanitaire par hélicoptère depuis le Camp 2...

 

Il est fort probable que dans le futur, avec la fonte du glacier, les progrès aéronautiques , l'évolution des salaires des Sherpas et l'afflux massif de riches alpinistes venus de Chine ou d'Inde, de nombreux candidats et travailleurs de  l'Everest ainsi que leurs équipements,  emprunteront les hélicoptères plutôt que de gravir l'Ice Fall.

 

Cela peut choquer mais après tout, nous partons bien à la conquête du Mont Blanc ou de l'Elbrouz en empruntant les remontées mécaniques...

Ou alors, le Népal construira-t-il un téléphérique ?  Cette seconde hypothèse semble toutefois moins réaliste.

 

Enfin, en ce qui me concerne, lorsque cette époque arrivera - le plus tard possible je l'espère - je serai un peu nostalgique : partir à la conquête de l'Everest par le Népal sans traverser l'Ice Fall, c'est passer au-dessus d'une expérience inoubliable et que l'on a plaisir à partager...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Ice Fall ou cascade de glace

C'est à partir de l'Ice Fall que les choses sérieuses commencent pour les alpinistes candidats à l'Everest. Egalement pour les Sherpas qui vont devoir traverser cette partie tourmentée du glacier à plusieurs reprises en transportant de lourdes charges vers les camps supérieurs.

 

Entrer dans l'Ice Fall la première fois présente un cote magique. Lorsque l'on quitte le Camp de base a 5300 m, nous commençons par cheminer a travers un labyrinthe de pénitents de 3 à 5 m de hauteur.

Au bout d'une demi-heure de marche à la lueur des lampes frontales, nous chaussons les crampons et vers 5400 m, commençons l'ascension à travers l'Ice Fall. Celle-ci nous conduit au Camp 1 à 6000 m puis au Camp 2 à 6500 m.

 

Il est couramment dit que cette partie du glacier avance de 1 m/ 24 h. Ceci crée une instabilité dangereuse, un cheminement compliqué à travers les séracs et les crevasses.

Imaginez une explosion de glaçons dans votre freezer ! Ainsi, les alpinistes doivent entreprendre l'Ice Fall la nuit a partit de 1 h le matin, lorsque les rayons du soleil ne fragilisent pas davantage la cohésion du glacier.

 

Rejoindre le Camp 2 prend environ 6 h 30 pour  8.5 km et 1300 m D+. Les alpinistes se suivent à la queue leu-leu, tels des fourmis se frayant une chemin à travers un choux fleur !

 

Dans l'Ice Fall, hormis le crissement des crampons, il n'y a pas de bruit. Chaque alpiniste est concentré. Personne ne parle mais tout le monde tousse et beaucoup crachent !

L'attention est portée sur le rythme : être trop lent ne permet pas de franchir sereinement les obstacles. Etre trop rapide entraine l'asphyxie immédiatement.

 

L'itinéraire est ouvert et sécurisé par des "Ice Fall Doctors" : chaque matin, à partir de 6 h, ils vérifient, révisent, modifient l'accès. Ces 6 Sherpas sont des employés du SPCC et chargés de poser des échelles et des cordes fixes permettant de franchir les obstacles.

La première fois, cet itinéraire présente  un caractère réellement ludique, telle une Via Ferratta. Ensuite, les efforts en altitude ainsi que le poids du sac viennent tempérer cette appréciation. Au total, ce sont des km de cordes fixes et 23 échelles qui sont installées par les Doctors et empruntés chaque jours par des centaines d'alpinistes.

 

Le cheminement est tortueux, irrégulier, cassant pour contourner les crevasses et les séracs qui barrent le passage. Les pauses sont interdites afin de sortir le plus vite possible de cette zone exposée aux chutes de séracs.

 

Au bout de 2 à 3 h d'effort, l'esprit continuellement focalise sur la pose des crampons et le rythme, commence à divaguer. Les premières lueurs du soleil laissent entrevoir des formes telles des tours ou même des statues posées sur des socles instables. Elles sont souvent habillées de stalactites qui leur donnent un aspect félin et menaçant. Apres le côté ludique apparait  alors le côté "épouvantail" nous rappelant de ne pas traîner dans cet endroit hostile.

 

Les passages difficiles et techniques sont balises d'une pancarte SPCC comportant un numéro. Ils sont au nombre de 4 ou 5 et identifient souvent des franchissements de crevasses ou escalade de séracs à l'aide de 2, 3, voire 4 échelles instables assemblées entre elles a l’aide de cordes et fixées avec des pieux a neige. Les nombreux passages des alpinistes dégradent très rapidement ces installations précaires.

 

Lors de ma première montée dans l'Ice Fall, nous avons été contraints de redescendre au bout de 1 h 30 car un Sherpa a été accidenté par un bloc de sérac s'étant décroché et l'avait blessé au visage et fracturé le bras droit. Il faut préciser que le port du casque n'est pas optionnel mais obligatoire. Malheureusement,  la quasi-totalité des Sherpas n'en portent pas.

 

Lors de ma seconde descente, nous avons été bloqués 2 h car un sérac sur lequel, nous avions cheminé à l'aller venait de s'éventrer.

Au cours de ma troisième descente, je remarquais un passage recouvert de glaçons bleus, géants et  instables sur lequel nous parvenions difficilement à poser les pieds.

 

Vers 5800 m, le soleil rayonne et éclaire le sommet du Pumori. Le spectacle est éblouissant. L'Ice Fall est moins hostile. Le relief se tasse, est moins accidenté et laisse apparaître des crevasses géantes qu'il faut traverser en descendant sur les ponts de neige.

 

A 6 000 m est installé le Camp 1 sur un plateau accueillant et ensoleillé au pied du Nupse.

 

A 6 300 m, 2 h plus tard, nous approchons du Camp2 et pouvons retirer nos crampons. Une pente douce nous amène enfin au Camp 2, installe sur les rochers en bordure du glacier.

C'est là que les expéditions y installent un Camp de Base Avance, afin que leurs clients réduisent au maximum les traversées d'Ice Fall.

Toutefois, dans mon cas, j'ai dû parcourir 4 AR au total pendant la période d'acclimatation plus 1 AR pour rejoindre le col sud.

 

Cette Ice Fall est redoutée par les alpinistes et par les Sherpas. Rappelons qu'en Avril 2014, une avalanche de s2racs avait caus2 la mort de 16 Sherpas. Les expéditions organisent d2sormais des phases d'acclimatation sur des sommets proches tels l'Island Peak ou le Lobuche. Parfois, elles expédient du matériel directement au Camp 2 par hélicoptère. Et même, certains alpinistes n'hésitent pas à demander un rapatriement sanitaire par hélicoptère depuis le Camp 2...

 

Il est fort probable que dans le futur, avec la fonte du glacier, les progrès aéronautiques , l'évolution des salaires des Sherpas et l'afflux massif de riches alpinistes venus de Chine ou d'Inde, de nombreux candidats et travailleurs de  l'Everest ainsi que leurs équipements,  emprunteront les hélicoptères plutôt que de gravir l'Ice Fall.

 

Cela peut choquer mais après tout, nous partons bien à la conquête du Mont Blanc ou de l'Elbrouz en empruntant les remontées mécaniques...

Ou alors, le Népal construira-t-il un téléphérique ?  Cette seconde hypothèse semble toutefois moins réaliste.

 

Enfin, en ce qui me concerne, lorsque cette époque arrivera - le plus tard possible je l'espère - je serai un peu nostalgique : partir à la conquête de l'Everest par le Népal sans traverser l'Ice Fall, c'est passer au-dessus d'une expérience inoubliable et que l'on a plaisir à partager...

 

 

 

L’Ice Fall

C'est à partir de l'Ice Fall que les choses sérieuses commencent pour les alpinistes candidats à l'Everest. Egalement pour les Sherpas qui vont devoir traverser cette partie tourmentée du glacier à plusieurs reprises en transportant de lourdes charges vers les camps supérieurs.

 

Entrer dans l'Ice Fall la première fois présente un cote magique. Lorsque l'on quitte le Camp de base a 5300 m, nous commençons par cheminer a travers un labyrinthe de pénitents de 3 à 5 m de hauteur.

Au bout d'une demi-heure de marche à la lueur des lampes frontales, nous chaussons les crampons et vers 5400 m, commençons l'ascension à travers l'Ice Fall. Celle-ci nous conduit au Camp 1 à 6000 m puis au Camp 2 à 6500 m.

 

Il est couramment dit que cette partie du glacier avance de 1 m/ 24 h. Ceci crée une instabilité dangereuse, un cheminement compliqué à travers les séracs et les crevasses.

Imaginez une explosion de glaçons dans votre freezer ! Ainsi, les alpinistes doivent entreprendre l'Ice Fall la nuit a partit de 1 h le matin, lorsque les rayons du soleil ne fragilisent pas davantage la cohésion du glacier.

 

Rejoindre le Camp 2 prend environ 6 h 30 pour  8.5 km et 1300 m D+. Les alpinistes se suivent à la queue leu-leu, tels des fourmis se frayant une chemin à travers un choux fleur !

 

Dans l'Ice Fall, hormis le crissement des crampons, il n'y a pas de bruit. Chaque alpiniste est concentré. Personne ne parle mais tout le monde tousse et beaucoup crachent !

L'attention est portée sur le rythme : être trop lent ne permet pas de franchir sereinement les obstacles. Etre trop rapide entraine l'asphyxie immédiatement.

 

L'itinéraire est ouvert et sécurisé par des "Ice Fall Doctors" : chaque matin, à partir de 6 h, ils vérifient, révisent, modifient l'accès. Ces 6 Sherpas sont des employés du SPCC et chargés de poser des échelles et des cordes fixes permettant de franchir les obstacles.

La première fois, cet itinéraire présente  un caractère réellement ludique, telle une Via Ferratta. Ensuite, les efforts en altitude ainsi que le poids du sac viennent tempérer cette appréciation. Au total, ce sont des km de cordes fixes et 23 échelles qui sont installées par les Doctors et empruntés chaque jours par des centaines d'alpinistes.

 

Le cheminement est tortueux, irrégulier, cassant pour contourner les crevasses et les séracs qui barrent le passage. Les pauses sont interdites afin de sortir le plus vite possible de cette zone exposée aux chutes de séracs.

 

Au bout de 2 à 3 h d'effort, l'esprit continuellement focalise sur la pose des crampons et le rythme, commence à divaguer. Les premières lueurs du soleil laissent entrevoir des formes telles des tours ou même des statues posées sur des socles instables. Elles sont souvent habillées de stalactites qui leur donnent un aspect félin et menaçant. Apres le côté ludique apparait  alors le côté "épouvantail" nous rappelant de ne pas traîner dans cet endroit hostile.

 

Les passages difficiles et techniques sont balises d'une pancarte SPCC comportant un numéro. Ils sont au nombre de 4 ou 5 et identifient souvent des franchissements de crevasses ou escalade de séracs à l'aide de 2, 3, voire 4 échelles instables assemblées entre elles a l’aide de cordes et fixées avec des pieux a neige. Les nombreux passages des alpinistes dégradent très rapidement ces installations précaires.

 

Lors de ma première montée dans l'Ice Fall, nous avons été contraints de redescendre au bout de 1 h 30 car un Sherpa a été accidenté par un bloc de sérac s'étant décroché et l'avait blessé au visage et fracturé le bras droit. Il faut préciser que le port du casque n'est pas optionnel mais obligatoire. Malheureusement,  la quasi-totalité des Sherpas n'en portent pas.

 

Lors de ma seconde descente, nous avons été bloqués 2 h car un sérac sur lequel, nous avions cheminé à l'aller venait de s'éventrer.

Au cours de ma troisième descente, je remarquais un passage recouvert de glaçons bleus, géants et  instables sur lequel nous parvenions difficilement à poser les pieds.

 

Vers 5800 m, le soleil rayonne et éclaire le sommet du Pumori. Le spectacle est éblouissant. L'Ice Fall est moins hostile. Le relief se tasse, est moins accidenté et laisse apparaître des crevasses géantes qu'il faut traverser en descendant sur les ponts de neige.

 

A 6 000 m est installé le Camp 1 sur un plateau accueillant et ensoleillé au pied du Nupse.

 

A 6 300 m, 2 h plus tard, nous approchons du Camp2 et pouvons retirer nos crampons. Une pente douce nous amène enfin au Camp 2, installe sur les rochers en bordure du glacier.

C'est là que les expéditions y installent un Camp de Base Avance, afin que leurs clients réduisent au maximum les traversées d'Ice Fall.

Toutefois, dans mon cas, j'ai dû parcourir 4 AR au total pendant la période d'acclimatation plus 1 AR pour rejoindre le col sud.

 

Cette Ice Fall est redoutée par les alpinistes et par les Sherpas. Rappelons qu'en Avril 2014, une avalanche de s2racs avait caus2 la mort de 16 Sherpas. Les expéditions organisent d2sormais des phases d'acclimatation sur des sommets proches tels l'Island Peak ou le Lobuche. Parfois, elles expédient du matériel directement au Camp 2 par hélicoptère. Et même, certains alpinistes n'hésitent pas à demander un rapatriement sanitaire par hélicoptère depuis le Camp 2...

 

Il est fort probable que dans le futur, avec la fonte du glacier, les progrès aéronautiques , l'évolution des salaires des Sherpas et l'afflux massif de riches alpinistes venus de Chine ou d'Inde, de nombreux candidats et travailleurs de  l'Everest ainsi que leurs équipements,  emprunteront les hélicoptères plutôt que de gravir l'Ice Fall.

 

Cela peut choquer mais après tout, nous partons bien à la conquête du Mont Blanc ou de l'Elbrouz en empruntant les remontées mécaniques...

Ou alors, le Népal construira-t-il un téléphérique ?  Cette seconde hypothèse semble toutefois moins réaliste.

 

Enfin, en ce qui me concerne, lorsque cette époque arrivera - le plus tard possible je l'espère - je serai un peu nostalgique : partir à la conquête de l'Everest par le Népal sans traverser l'Ice Fall, c'est passer au-dessus d'une expérience inoubliable et que l'on a plaisir à partager...

 

 

 

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